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#177 - Le Budget 2026, comment s'en sortir?  par Charles et Emmanuelle Gave.
69m 47s

#177 - Le Budget 2026, comment s'en sortir? par Charles et Emmanuelle Gave.

Episode Snapshot

La discussion commence par une transition humoristique sur la saison hivernale avant d'aborder le budget 2026. L'intervenant principal exprime une déception mitigée face aux propositions du...

Quick Summary

Key Points

  • Critique du budget 2026 du Rassemblement National, notamment ses propositions de taxation de la "spéculation financière" (rachats d'actions, transactions à haute fréquence, "super-dividendes").
  • Défense du droit de propriété et du rôle des actionnaires, arguant que l'État n'a pas à dicter l'usage du capital des entreprises.
  • Rejet de l'idée d'un "fonds souverain productif" pour flécher l'épargne, plaidant plutôt pour un système décentralisé d'allocation du capital par le marché.
  • Insistance sur le rôle de la Bourse comme mécanisme essentiel pour mesurer la rentabilité marginale du capital et orienter les investissements productifs.

Summary

La discussion commence par une transition humoristique sur la saison hivernale avant d'aborder le budget 2026. L'intervenant principal exprime une déception mitigée face aux propositions du Rassemblement National (RN). D'un côté, il salue l'objectif affiché de réduire la fiscalité de 15 milliards d'euros et les dépenses publiques de 50 milliards. De l'autre, il critique vivement les mesures visant à taxer ce que le RN qualifie de "spéculation financière".

Ces mesures incluent une taxe sur les rachats d'actions, une taxe sur les transactions à haute fréquence (HFT) et une taxe sur les "super-dividendes". L'intervenant les juge "crétines" et contraires au droit de propriété. Il argue que les rachats d'actions ou les dividendes sont des moyens légitimes pour une entreprise de rendre du capital à ses propriétaires (les actionnaires) lorsqu'elle ne peut pas le réinvestir de manière rentable. Taxer ces mécanismes, selon lui, revient à punir la réussite et à nier la liberté des propriétaires de disposer de leur capital. Il souligne l'inefficacité prévisible de telles taxes, comme celle sur le HFT qui risquerait de simplement déplacer l'activité hors de France, rappelant l'exemple historique du marché à terme MATIF.

La conversation se poursuit sur la proposition d'un député RN de créer un "fonds souverain productif" pour orienter l'épargne nationale vers "l'économie réelle". L'intervenant s'y oppose farouchement, estimant que le problème français n'est pas un manque d'épargne, mais un système de transformation de cette épargne en investissements productifs qui fonctionne mal. Il critique la centralisation des décisions à Paris et plaide pour un système décentralisé, où le capital est alloué localement par des acteurs du marché (banques, fonds de capital-risque) en fonction de la rentabilité marginale attendue des projets. Confier cette allocation à l'État ou à un fonds souverain dirigé par des hauts fonctionnaires serait, selon lui, reproduire les erreurs passées et investir dans des projets politiquement motivés mais non rentables.

En conclusion, l'intervenant défend le rôle crucial de la Bourse comme baromètre de la rentabilité du capital. Il voit dans les propositions fiscales du RN une méconnaissance des mécanismes économiques fondamentaux et une tendance dangereuse à vouloir diriger l'économie "du sommet", au mépris du droit de propriété et des signaux du marché. Son plaidoyer est pour un État régulateur qui assure la bonne marche des institutions, mais qui laisse les acteurs économiques libres de décider de l'usage de leur capital.