
La discussion analyse un changement de paradigme majeur sur les marchés obligataires. Après une période de baisse structurelle des taux d'intérêt depuis 1985, les intervenants estiment que nous...
La discussion analyse un changement de paradigme majeur sur les marchés obligataires. Après une période de baisse structurelle des taux d'intérêt depuis 1985, les intervenants estiment que nous entrons dans une phase de hausse durable, potentiellement sur 15 à 20 ans, comparable aux cycles historiques du XXe siècle. Cette hausse est attribuée à des facteurs profonds comme la réorientation de l'épargne asiatique vers la consommation ou l'investissement local, et reflète une demande de rémunération accrue du capital et une perception du risque plus élevée. Les banques centrales seraient impuissantes à inverser cette tendance par la création monétaire, qui ne générerait que plus d'inflation.
Conséquence directe : le coût du capital augmentant, les "États zombies" et les systèmes sociaux (comme les retraites), largement financés par une dette non productive, deviendront insoutenables. Les obligations d'État, notamment le 10 ans américain, perdent leur statut de réserve de valeur fiable, comme en témoigne leur effondrement relatif face à l'argent métal depuis les années 2000. Ce nouvel environnement obligera à un réexamen brutal de la viabilité des modèles économiques et financiers actuels.